Dans le prolongement de la dislocation du bloc socialiste, marquée à la fois par la chute du Mur de Berlin en 1989 et par la démission du dirigeant de l’URSS Mikhaïl Gorbatchev en 1991, la signature en 1994 des Accords de Marrakech dans le cadre du General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), devenu en 1995 Organisation mondiale du commerce (OMC), ouvre une ère pour le monde. Celle de l’extension de la démocratie et de l’économie de marché, ou, pour user d’un terme désormais largement admis et commenté, de la mondialisation. Une mondialisation centrée sur l’hégémonie des Etats-Unis, ou, si l’on préfère, sur l’« hyperpuissance américaine », pour reprendre une expression due à l’ancien Ministre Hubert Védrine, qui à l’époque fit florès.